L’été venu, il est fréquent d’entendre des grondements ou roulements de tonnerre ou mieux encore d’intenses craquements donnant l’impression que le ciel se déchire. A quoi doit-on ce son d’une puissance phénoménale ?
Un orage se caractérise par des coups de foudre qui sont d’intenses décharges électriques entre un nuage, chargé de particules négatives, et la terre, chargée positivement, ces inverses ayant tendance à s’attirer immanquablement. Un coup de foudre s’accompagne d’un phénomène visuel, l’éclair, et d’un phénomène sonore, le tonnerre. Eh oui ! l’éclair ne fait pas de bruit !
Tout au long de la trajectoire empruntée par la foudre, l’air atteint une température de près de 30 000°C et se dilate brutalement sous l’effet de la chaleur. Il en résulte des ondes de surpression ou ondes de choc semblables à celle d’un coup de canon. C’est donc cette expansion explosive qui crée le bruit du tonnerre.
Si le coup de foudre est court et droit, sans ramification, le coup de tonnerre est sec, comme un claquement ou une violente explosion. C’est ce que nous pouvons entendre sur ce bruitage enregistré par Bruitages.tv où l’on perçoit d’ailleurs la décharge électrique traverser le ciel :
Si le coup de foudre est allongé et densément ramifié et que l’on se trouve à une grande distance de la source, on perçoit davantage un roulement de tonnerre qui est en fait une succession de grondements, comme sur cet exemple : Bruitage d’orage – grondement de tonnerre by bruitages_tv
Pour tous les techniciens du son, les amoureux des ambiances sonores et des bruitages, la semaine du son se déroulera en France du 12 au 24 janvier 2010. A la fois sur Paris et en région, de nombreuses conférences-débats seront organisés autour du son, de ses techniques, de ses nuisances, du son et de la voix au cinéma …
Le logiciel de création sonore « Dj Mozart » spécifiquement crée à destination des enfants de 8 à 12 ans par le designer sonore Louis Dandrel, représentant principal du design sonore en France, a permis depuis 2004, dans trois départements français de créer un projet pédagogique dont la spécificité est: Comment sonne le monde?
Les ateliers permettent d’aborder les notions de paysage sonore et de scénario sonore. L’enjeu majeur est d’amener l’enfant à connaître la relation auditive à son environnement, ainsi, de ne pas perdre son pouvoir de discrimination auditive, d’être acteur du monde sonore pour ne pas en être victime. ( apprendre à focaliser son écoute sur un son agréable au milieu de sons agressifs).
En quatre étapes, l’écoute, la création, la réalisation d’un CD, et le prolongement hors ateliers, ce projet peut devenir commun à plusieurs établissements, afin de comparer et d’échanger leurs environnements sonores respectifs.
Longue vie à ce projet pédagogique novateur et encré dans son époque.
La propagation du son : Dans un milieu compressible, le plus souvent dans l’air, le son se propage sous forme d’une variation de pressions créées par la source sonore ( le haut-parleur, par exemple). Les sons se propagent également dans les solides sous forme de vibrations des atomes appelées phonons.
Cela m’amène à vous parler du son chez les sourds.
La sensibilité vibratoire chez les sourds passe par le corps. Il existe différents canaux de perception:
L’oreille: Ce n’est pas le seul récepteur des vibrations sonores. Lorsqu’elles ne passent pas par l’oreille, elles peuvent être perçues à travers une résonance de la boîte crânienne ou d’une autre partie du corps..
Le tactile: Le corps tout entier peut-être impliqué. La sensation vibratoire doit exister pour donner la dimension sensorielle au son.
La vue: Le sourd est sensible à l’expression du visage, à la lecture labiale. Les points de repère dans la mélodie sont visuels: les rythmes respiratoires, les postures corporelles. La vue est un sens qui dessine le son.
Beethoven, devenu sourd, habitué à la représentation mentale de la musique, avait recours à la perception vibratoire appelée « vibro-tactile » par le Professeur Guberna, à l’origine de la Verbo-Tonale ; pour vérifier la musicalité de ses créations il mordait une pièce de bois reliée à la table d’harmonie du piano, sa tête s’emplissait de vibrations par conduction osseuse.
E. Laborit dans son libre La mouette nous dit combien elle avait du plaisir quand son oncle lui mettait le manche de sa guitare dans la bouche. « Je sentais toutes les vibrations dans mon corps, les notes aiguës et les notes basses ».