Video Game Live

Le 18 décembre s’est tenu au Palais des Congrès à Paris le premier VGL, Video Game Live, une expérience d’un nouveau genre mêlant l’ambiance d’un concert rock, à la sensibilité d’un orchestre symphonique et à la projection sur grand écran d’images des plus célèbres jeux vidéos de tous les temps.
Sur le principe de la nuit des publivores ou des dessins animés de notre enfance, voici donc une soirée dédiée à la musique des jeux vidéos qui ont marqué l’histoire numérique. Les bandes originales des jeux cultes comme Kingdom Hearts, Warcraft, Myst, Medal of Honor, Civilization IV, Tetris, God of War, Advent Rising, Tron, Halo, Castlevania sont interprétées par l’Orchestre National de Slovaquie, le Star Pop Orchestra et le Crouch End Festival Chorus. Le pianiste Martin Leung accompagne également l’orchestre. L’orchestre joue live alors que les images défiles sur l’écran. Épreuve de synchronisation live réussie, la preuve en image :

Le tout est orchestré par des vétérans et composieurs de musiques de jeux mondialement connus, Jack Wall (Myst IV, Mass Effect, …) et Tommy Tallarico (Earthworm Jim, Prince of Persia, …). Pour accompagner l’évènement, EMI Classics propose l’album Video Games Live – Greatest Hits, volume one.  Ce show a déjà fait plus de 600 000 spectateurs partout dans le monde.

A propos

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Son diégétique et son extradiégétique

Dans l’univers sonore cinématographique on distingue généralement deux types de son :

– le son diégétique : il désigne tous les sons faisant partie de l’action, c’est à dire tous les sons qui peuvent être entendus par les personnages du film. Le bruitage qui accompagne l’image d’une voiture percutant un arbre, même s’il est ajouté en studio après le tournage, est un son diégétique.

– le son extradiégétique : il désigne tous les sons qui ne font pas partie de l’action, c’est à dire tous les sons que les personnages du film ne peuvent pas entendre comme par exemple la musique d’illustration ou une voix-off qui peuvent être ajoutées en post-production.

Au tout début du cinéma, lorsqu’il n’était encore que muet, on avait l’habitude de recourir à un pianiste pendant la projection. Le son du cinéma de l’époque était donc entièrement extradiégétique puisque essentiellement composé d’une musique que les personnages du film ne pouvaient entendre.

Avec le cinéma parlant et sonore (1927), il a été possible d’intégré un autre type de sons, des sons correspondant à l’action des images : la voix synchronisée (ou doublage post-synchronisé) et les bruitages.  Le son diégétique était né.

Avec l’évolution du cinéma, les conventions ne sont pourtant pas restées aussi tranchées. La créativité artistique a incité de nombreux réalisateurs à introduire une confusion entre ces deux mondes sonores, créant ainsi une ambiguïté entre les situations, les lieux, les époques, le son et les images, le public et les acteurs. La voix intérieure qui suit l’action mais que les personnages du film ne peuvent entendre ou le glissement d’une musique extradiégétique (la musique d’ambiance dont le public est le seul à avoir connaissance) à la même musique mais cette fois diégétique (musique sur laquelle dansent les personnages du film) en sont deux exemples.