Laurent Quaglio

Posted on 10th mars 2009 in Sound design

Laurent Quaglio est sound designer, preneur de sons, monteur et compositeur de musique d’illustration. Il a travaillé, comme sound designer et monteur sur le film microcosmos, récompensé par cinq prix aux Césars 1997, et par le prix Vulcain de l’artiste technicien de la commission supérieure technique de l’image et du son.

L’univers sonore du film, très élaboré, est un mélange de sons réels, captés sur le terrain, et des bruitages crées par Laurent Quaglio. Le compositeur de la musique a travaillé en étroite concertation avec le monteur son de telle sorte qu’on ne sait si les sons entendus proviennent des instruments de musique ou des insectes.

Le choix de Laurent Quaglio de travailler sur des films tels que L’ours, Microcosmos, Le peuple migrateur, La marche de l’empereur ….. dont le dénominateur commun est le son, car ces films sont sans ou pratiquement sans dialogue, permet de porter l’attention sur l’importance du son. A bon entendeur!!!

bruitages microcosmos

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Les bruitages de Persepolis

Posted on 21st février 2009 in Bruitages, Les astuces du bruiteur

Voici une vidéo tournée lors d’une séance de bruitage pour l’animation Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud (2007) :

Sons in et sons out

Posted on 14th février 2009 in Sound design, Vocabulaire des sons

Les sons in sont tous les sons dont la source est dans le champ de la caméra donc visible à l’image, par exemple le bruit d’une voiture qui démarre alors qu’elle occupe une place dans le champ.

Les sons out sont les sons dont la source n’est pas visible à l’image, par exemple le bruitage d’une voiture alors qu’elle est sortie du champ de la caméra.

Tournage Star Wars

Clap de cinéma

Posted on 12th février 2009 in Histoire du son, Vocabulaire des sons

Clap de cinéma : Le clap est outil de tournage de film pellicule servant de repère pour référencer une prise et permettre la synchronisation de la bande son avec l’image au montage. Un clap est constitué de deux morceaux articulés que l’on frappe avec l’émission d’un bruit devant l’objectif. Une ardoise est généralement accolée au clap afin d’inscrire le numéro de la prise en cours. Il doit être utilisé à chaque début d’une nouvelle prise, ou parfois a la fin de celle-ci pour un soucis de discrétion ou de concentration.
Le point de synchronisation entre le son et l’image sera le tout début du bruit avec la première image où le clap est vu en position fermée.

clap de cinéma

Bruiteur

Posted on 26th janvier 2009 in Les astuces du bruiteur, Vocabulaire des sons

Bruiteur : Le bruiteur est la personne responsable de produire les bruits, bruitages ou effets sonores après le tournage et le montage d’un film. On appelle son métier le bruitage, c’est un des métiers du son du cinéma.

L’un des plus célèbres bruiteurs américains s’appelle Jack Foley. D’autres comme Frank Serafine, Mike Mc Donough ou Alan Howarth ont également grandement participé au développement des techniques de bruitage.

Séance de bruitage

Un bruiteur réalisant un bruitage de pas.

Bruitage

Posted on 23rd janvier 2009 in Bruitages, Les astuces du bruiteur, Vocabulaire des sons

Bruitage : La définition du mot bruitage recouvre deux sens relevant à la fois de l’action et de son résultat. La première acceptation du mot bruitage, renvoie à la « reconstitution artificielle ou par enregistrement des bruits qui doivent accompagner l’action d’une œuvre théâtrale, cinématographique ou radiophonique » (source encarta). Il s’agit donc de l’opération qui consiste à synchroniser des bruits avec des images filmées. Le bruitage est donc le métier du bruiteur.
Le deuxième sens du mot bruitage désigne les sons reconstitués pour chacun des plans et chacune des actions d’un film, d’une pièce de théâtre ou d’une émission radio. On parle alors des bruitages d’un film.

Le bruitage que l’on nomme aussi l’effet sonore correspond donc à une étape de la fabrication d’un film et se réalise après le tournage donc en post-production. Les bruitages sont réalisés par un bruiteur dans des auditoriums spécialisés où l’on trouve tout le nécessaire pour la réalisation des sons. On pourra par exemple y trouver différents types de sols pour bruiter les pas sur différentes surfaces, différentes paires de chaussures, parfois un coin cuisine, une porte et bien sur tout un tas de bric-à-brac au son si particulier. Une des grandes qualités d’un bruiteur c’est sa mémoire des sons, sa capacité à se souvenir du son de chacun des objets et à choisir celui qui permettra d’obtenir le bruitage attendu. Les auditoriums pour bruitages sont équipés d’un écran de projection servant au bruiteur pour la synchronisation de ses actions. Les bruiteurs recréent à l’image et à partir d’objets et de leur corps les bruitages nécessaires au film.

Toute la difficulté pour le bruiteur réside donc dans la nécessité de produire des bruitages réalistes et qui en plus s’intègrent dans l’univers sonore déjà en place ou à venir (dialogues, sons issus du tournage …).

Il faut bien distinguer le bruitage proprement dit, opération manuelle et fabrication « sur mesure » des sons de chaque plan du film, et le montage son et le design sonore, qui utilisent des sons de sonothèques, des sons d’ambiances enregistrés sur le tournage ou ailleurs. Le montage sonore final du film assemblera tout ce matériel sonore (des sons d’ambiances, des bruitages, des dialogues, etc…).

Bruitage, en anglais sound fx ou SFX. On trouve également dans le vocabulaire anglophone le terme Foley qui désigne initialement les bruitages de pas et de mouvements réalisés par un bruiteur en séance de postprodution. Le terme Foley a été adopté pour désigner ces sons en hommage à Jack Foley, l’un des premier et des plus célèbres bruiteurs. Les bruitages sont ainsi réalisés par des Foley Artists qui ont aujourd’hui élargi la gamme de leurs compétences bien au-delà des seuls bruitages de pas et de mouvement.

Auditorium pour bruitages

Auditorium pour bruitages : différentes textures de sol

Doremi signe avec Dolby

Posted on 23rd janvier 2009 in Actualité des bruitages

En décembre, Doremi Cinema a annoncé que son lecteur de cinéma numérique DCP-2000 avait été approuvé pour supporter le système Dolby 3D, permettant aux exploitants d’avoir encore plus d’options quant aux diffusions de contenus 3D.

« En tant que pionniers dans le cinéma numérique, Doremi a toujours tenu à développer des systèmes flexibles pour les exploitants » commente Michael Archer, directeur Doremi Cinema. « Nous nous réjouissons de signer des partenariats avec des sociétés technologiques telles que Dolby, disposant d’une technologie 3D favorisant la popularité et le déploiement du cinéma numérique. »

Les serveurs Doremi Cinema DCP-2000 sont installés dans plus de 5.500 salles en opération à ce jour. Grâce à son extrême compatibilité, le DCP-2000 peut supporter toutes les dernières technologies 3D.
« Nous sommes très contents d’avoir Doremi Cinema comme partenaire des nos licences 3D » commente le Directeur Marketing Dolby. « Doremi étant un leader de l’industrie des fabricants de serveurs, nous saisissons l’opportunité de proposer l’offre Dolby 3D aux exploitants nécessitant une solution 3D de premier plan sur les serveurs Doremi. »

Logo dolby 3D

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Le premier film avec du son

Posted on 23rd janvier 2009 in Histoire du son

Alors que le premier film sonore de l’histoire du cinéma reste pour beaucoup The Jazz Singer (1927), un premier film expérimental datant de 1894 ou 1895 montre bien l’ébauche un enregistrement du son en même temps que les images. Le Dickson Experimental Sound Film est un court métrage réalisé par William K.L. Dickson.

C’est le premier film tourné pour le Kinétophone, un dispositif développé par Thomas Edison et William K.L. Dickson permettant d’enregistrer le son sur un cylindre de cire. Le film fut produit à la Black Maria, un studio de tournage d’Edison. On y voit un homme jouant du violon devant l’énorme cône servant à recueillir le son, alors que deux hommes dansent devant lui. La séquence dure moins de trente secondes.

Le film a été restauré récemment. L’histoire aura voulu que le film et la bande sonore restent séparés pendant plus de 100 ans, soigneusement rangés dans des archives différentes des Etats-Unis. Il aura plus de 100 ans avant qu’un homme se dise qu’il y avait peut-être un rapport entre ce rouleau de film et ce rouleau de cire. Il fait aujourd’hui partie du United States National Film Registry.

Voici le film de sa restauration  :

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Son diégétique et son extradiégétique

Posted on 17th janvier 2009 in Musique d\'illustration, Vocabulaire des sons

Dans l’univers sonore cinématographique on distingue généralement deux types de son :

- le son diégétique : il désigne tous les sons faisant partie de l’action, c’est à dire tous les sons qui peuvent être entendus par les personnages du film. Le bruitage qui accompagne l’image d’une voiture percutant un arbre, même s’il est ajouté en studio après le tournage, est un son diégétique.

- le son extradiégétique : il désigne tous les sons qui ne font pas partie de l’action, c’est à dire tous les sons que les personnages du film ne peuvent pas entendre comme par exemple la musique d’illustration ou une voix-off qui peuvent être ajoutées en post-production.

Au tout début du cinéma, lorsqu’il n’était encore que muet, on avait l’habitude de recourir à un pianiste pendant la projection. Le son du cinéma de l’époque était donc entièrement extradiégétique puisque essentiellement composé d’une musique que les personnages du film ne pouvaient entendre.

Avec le cinéma parlant et sonore (1927), il a été possible d’intégré un autre type de sons, des sons correspondant à l’action des images : la voix synchronisée (ou doublage post-synchronisé) et les bruitages.  Le son diégétique était né.

Avec l’évolution du cinéma, les conventions ne sont pourtant pas restées aussi tranchées. La créativité artistique a incité de nombreux réalisateurs à introduire une confusion entre ces deux mondes sonores, créant ainsi une ambiguïté entre les situations, les lieux, les époques, le son et les images, le public et les acteurs. La voix intérieure qui suit l’action mais que les personnages du film ne peuvent entendre ou le glissement d’une musique extradiégétique (la musique d’ambiance dont le public est le seul à avoir connaissance) à la même musique mais cette fois diégétique (musique sur laquelle dansent les personnages du film) en sont deux exemples.

La symphonie animale

Posted on 15th janvier 2009 in Actualité des bruitages, Bruitages

L’univers sonore des animaux est méconnu… et pourtant extraordinairement riche et surprenant. La Symphonie Animale nous mène à la découverte des sons et bruitages animaliers. De la truite au singe hurleur, nous y rencontrerons des percussions et des instruments à vent, des stars et des seconds rôles… Nous décrypterons les acharnés combats acoustiques des cerfs, les langoureux duos des gibbons, et les mystérieuses règles des choeurs de grenouilles…
Le grand mérite de cette vaste entreprise de vulgarisation ? Montrer que les animaux ne piaillent, stridulent, crissent, tambourinent pas pour ne rien dire, mais émettent une extraordinaire diversité de sons pour se défendre, se reproduire, s’organiser. Même ceux que l’on n’imagine pas bavards, tels les poissons, supposés muets par la faute du commandant Cousteau ! – « il a sorti une grosse bourde en qualifiant la mer de « monde du silence » », se moque gentiment Fischetti dans son livre. La Symphonie animale donne également à écouter ce qu’on ne peut entendre, tels les infrasons (au-dessous de 20 Hz) produits par les éléphants ou les ultrasons (au-dessus de 20 000 Hz) qu’émettent la plupart des insectes.

Un documentaire sur un thème novateur : Les sons de la nature (prédation, alimentation, reproduction) par l’ingénieur du son et le directeur de la photo de Microcosmos et du Peuple Migrateur.
Auteur : Antonio Fischetti / Florence Jacquet
Réalisateur : Stéphane Quinson
Genre : Divertissement, Documentaire – Duree : 90 mn
Editeur DVD : France Télévisions Distribution