Sound 4 Museum

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Parce que nous aimons lorsque les bruitages s’infiltrent là où ils n’existaient pas auparavant, nous souhaitons présenter l’initiative pleine de bruitages de Sound 4 Museum, un service de création de bandes sonores pour les musées, collectivités et tous les acteurs de la culture.

Ce partenariat entre deux artistes/techniciens passionnés propose des prestations liées au son : vente et enregistrement de bruitages et ambiances sonores, reconstitutions et illustrations sonores d’évènements, lieux ou objets, création de musique d’illustration …

Leur idée est que le son peut faciliter l’immersion et la compréhension, tout comme il peut aider à faire vivre ou revivre des objets ou des évènements. Ils s’adressent donc aux institutions et aux producteurs d’audioguide et veulent proposer la matière première sonore (bruitage et musique) qui illustrera leurs collections.

Pour en savoir plus : www.sound4museum.com

Bruitage

Posted on 23rd janvier 2009 in Bruitages, Les astuces du bruiteur, Vocabulaire des sons

Bruitage : La définition du mot bruitage recouvre deux sens relevant à la fois de l’action et de son résultat. La première acceptation du mot bruitage, renvoie à la « reconstitution artificielle ou par enregistrement des bruits qui doivent accompagner l’action d’une œuvre théâtrale, cinématographique ou radiophonique » (source encarta). Il s’agit donc de l’opération qui consiste à synchroniser des bruits avec des images filmées. Le bruitage est donc le métier du bruiteur.
Le deuxième sens du mot bruitage désigne les sons reconstitués pour chacun des plans et chacune des actions d’un film, d’une pièce de théâtre ou d’une émission radio. On parle alors des bruitages d’un film.

Le bruitage que l’on nomme aussi l’effet sonore correspond donc à une étape de la fabrication d’un film et se réalise après le tournage donc en post-production. Les bruitages sont réalisés par un bruiteur dans des auditoriums spécialisés où l’on trouve tout le nécessaire pour la réalisation des sons. On pourra par exemple y trouver différents types de sols pour bruiter les pas sur différentes surfaces, différentes paires de chaussures, parfois un coin cuisine, une porte et bien sur tout un tas de bric-à-brac au son si particulier. Une des grandes qualités d’un bruiteur c’est sa mémoire des sons, sa capacité à se souvenir du son de chacun des objets et à choisir celui qui permettra d’obtenir le bruitage attendu. Les auditoriums pour bruitages sont équipés d’un écran de projection servant au bruiteur pour la synchronisation de ses actions. Les bruiteurs recréent à l’image et à partir d’objets et de leur corps les bruitages nécessaires au film.

Toute la difficulté pour le bruiteur réside donc dans la nécessité de produire des bruitages réalistes et qui en plus s’intègrent dans l’univers sonore déjà en place ou à venir (dialogues, sons issus du tournage …).

Il faut bien distinguer le bruitage proprement dit, opération manuelle et fabrication « sur mesure » des sons de chaque plan du film, et le montage son et le design sonore, qui utilisent des sons de sonothèques, des sons d’ambiances enregistrés sur le tournage ou ailleurs. Le montage sonore final du film assemblera tout ce matériel sonore (des sons d’ambiances, des bruitages, des dialogues, etc…).

Bruitage, en anglais sound fx ou SFX. On trouve également dans le vocabulaire anglophone le terme Foley qui désigne initialement les bruitages de pas et de mouvements réalisés par un bruiteur en séance de postprodution. Le terme Foley a été adopté pour désigner ces sons en hommage à Jack Foley, l’un des premier et des plus célèbres bruiteurs. Les bruitages sont ainsi réalisés par des Foley Artists qui ont aujourd’hui élargi la gamme de leurs compétences bien au-delà des seuls bruitages de pas et de mouvement.

Auditorium pour bruitages

Auditorium pour bruitages : différentes textures de sol

Son diégétique et son extradiégétique

Posted on 17th janvier 2009 in Musique d\'illustration, Vocabulaire des sons

Dans l’univers sonore cinématographique on distingue généralement deux types de son :

- le son diégétique : il désigne tous les sons faisant partie de l’action, c’est à dire tous les sons qui peuvent être entendus par les personnages du film. Le bruitage qui accompagne l’image d’une voiture percutant un arbre, même s’il est ajouté en studio après le tournage, est un son diégétique.

- le son extradiégétique : il désigne tous les sons qui ne font pas partie de l’action, c’est à dire tous les sons que les personnages du film ne peuvent pas entendre comme par exemple la musique d’illustration ou une voix-off qui peuvent être ajoutées en post-production.

Au tout début du cinéma, lorsqu’il n’était encore que muet, on avait l’habitude de recourir à un pianiste pendant la projection. Le son du cinéma de l’époque était donc entièrement extradiégétique puisque essentiellement composé d’une musique que les personnages du film ne pouvaient entendre.

Avec le cinéma parlant et sonore (1927), il a été possible d’intégré un autre type de sons, des sons correspondant à l’action des images : la voix synchronisée (ou doublage post-synchronisé) et les bruitages.  Le son diégétique était né.

Avec l’évolution du cinéma, les conventions ne sont pourtant pas restées aussi tranchées. La créativité artistique a incité de nombreux réalisateurs à introduire une confusion entre ces deux mondes sonores, créant ainsi une ambiguïté entre les situations, les lieux, les époques, le son et les images, le public et les acteurs. La voix intérieure qui suit l’action mais que les personnages du film ne peuvent entendre ou le glissement d’une musique extradiégétique (la musique d’ambiance dont le public est le seul à avoir connaissance) à la même musique mais cette fois diégétique (musique sur laquelle dansent les personnages du film) en sont deux exemples.

La symphonie animale

Posted on 15th janvier 2009 in Actualité des bruitages, Bruitages

L’univers sonore des animaux est méconnu… et pourtant extraordinairement riche et surprenant. La Symphonie Animale nous mène à la découverte des sons et bruitages animaliers. De la truite au singe hurleur, nous y rencontrerons des percussions et des instruments à vent, des stars et des seconds rôles… Nous décrypterons les acharnés combats acoustiques des cerfs, les langoureux duos des gibbons, et les mystérieuses règles des choeurs de grenouilles…
Le grand mérite de cette vaste entreprise de vulgarisation ? Montrer que les animaux ne piaillent, stridulent, crissent, tambourinent pas pour ne rien dire, mais émettent une extraordinaire diversité de sons pour se défendre, se reproduire, s’organiser. Même ceux que l’on n’imagine pas bavards, tels les poissons, supposés muets par la faute du commandant Cousteau ! – « il a sorti une grosse bourde en qualifiant la mer de « monde du silence » », se moque gentiment Fischetti dans son livre. La Symphonie animale donne également à écouter ce qu’on ne peut entendre, tels les infrasons (au-dessous de 20 Hz) produits par les éléphants ou les ultrasons (au-dessus de 20 000 Hz) qu’émettent la plupart des insectes.

Un documentaire sur un thème novateur : Les sons de la nature (prédation, alimentation, reproduction) par l’ingénieur du son et le directeur de la photo de Microcosmos et du Peuple Migrateur.
Auteur : Antonio Fischetti / Florence Jacquet
Réalisateur : Stéphane Quinson
Genre : Divertissement, Documentaire – Duree : 90 mn
Editeur DVD : France Télévisions Distribution