Directivité des microphones

L’enregistrement d’un bon bruitage, d’une belle ambiance ou d’un instrument de musique nécessite de choisir le microphone adéquat. En effet la réussite d’une prise son repose sur le choix du type de micro utilisé et derrière cela sur le choix de la directivité de ce micro.
La directivité désigne en quelque sorte la direction et les limites de la sensibilité d’un micro dans l’espace. Tous les micros ne captent pas les sons de la même manière, certains s’attachant à capter tous les sons environnants devant, derrière, sur les cotés, d’autres captent uniquement les sources sonores situées face au micro, d’autres encore sont spécialisés dans la captation de sons lointains. La directivité d’un micro c’est donc la zone, de taille et de forme différente, à l’intérieure de laquelle les sources sonores devront se situer pour être captées.
Les principales directivités de microphone sont : omnidirectionnelle, cardioïde, hypercardioïde, supercardioïde (canon) et bi-directionnelle (figure 8). Chacune de ces directivités est représentée par un diagramme polaire illustrant la zone de captation du micro.

micro omnidirectionnel   Omnidirectionnelle : Les micros omnidirectionnels captent tous les sons se situant dans une sphère de 360°. En somme, ils captent uniformément tous les sons qui entourent le micro en ne favorisant aucune source. Ces micros sont à privilégier pour l’enregistrement d’ambiances ou de chœurs. Ils vous restitueront des ambiances larges, profondes et surtout très riches et très réalistes. Leur force est tout autant leur faiblesse. Les micros omnidirectionnels enregistrant les sons provenant de toutes les directions, ils captent également plus facilement des sons « parasites » comme le bruit des voitures passant sur une route située à quelques centaines de mètres derrière le micro. Leur utilisation est donc souvent difficile parce qu’elle nécessite d’être dans un environnement relativement sain de tout son parasite. Exemples de micros omnidirectionnels : Neumann KM183 ; Schoeps CCM 2 omnidirectionnel.

micro cardioïde  Cardioïde : Les micros cardioïdes sont des micros unidirectionnels favorisant la captation des sources sonores situées face au micro. Ils ont la particularité de rejeter, c’est à dire de ne pas capter, les sources sonores situées à l’arrière du micro et dans une moindre mesures les sons de coté. Leur zone de captation prend la forme d’un cœur. Les sons captés sont moins réalistes que ceux captés avec un micro omnidirectionnel puisque une partie de l’environnement sonore est rejetée mais ils sont à la fois plus proches et plus « propres » (moins de bruits parasites ou de réverbération). Ils permettent par exemple de facilement éviter les bruits de la route située derrière le micro, à condition que le bruit ne soit toutefois pas trop fort. Les micros cardioïdes sont donc assez polyvalents et font partie des plus utilisés pour la prise son d’ambiances, de bruitages mais également de voix ou d’instruments solo. Exemples de micros cardioïdes : Rode NT4 et NT5 ; AKG D112 et C415B.

micro hypercardioïde  Hypercardioïde : La directivité hypercardioïde ressemble beaucoup à la directivité cardioïde avec toutefois un lobe plus resserré à l’avant et la présence d’une petite zone de captation à l’arrière du micro. Les micros hypercardioïdes présentent donc la particularité de rejeter une grande partie des sources sonores en provenance de l’arrière et des cotés. Ils sont très utiles pour les prises son de bruitages et d’effets sonores car ils permettent très facilement d’isoler le son d’un objet ou d’une source particulière. Exemples de microphones à directivité hypercardioïde : AKG D58E/sw ; Beyerdynamic M88TG et M160.

microphone supercardioïde  Supercardioïde : Présentant un lobe avant encore plus étroit que la directivité hypercardioïde, la directivité ultracardioïde permet réellement de focaliser la captation sur un élément tout en l’isolant beaucoup du reste de l’environnement. Souvent perchés au-dessus de la tête des acteurs, les micros ultracardioïdes (aussi appelé micro canon) sont beaucoup utilisés pour l’enregistrement des dialogues de cinéma. Ils permettent également l’enregistrement de sources ponctuelles de façon isolée. Attention toutefois au fort détimbrage lorsque la source s’écarte de la zone de captation relativement étroite. Ces micros permettent aussi de capter des sources sonores lointaines, un peu à la façon d’un zoom photo. Ils sont donc très utiles en prise son de documentaire, notamment animalier. Exemple de micros canons : Rode NTG2 et NTG3 ; AKG CK69ULS ; Sennheiser MKH-416 et MKH-70.

micro bi-directionnel  Bi-directivité ou Figure en 8 : Ce type de micro présente deux zones de captation identiques à l’avant et à l’arrière du micro. Cette directivité permettra d’enregistrer simultanément sans mouvement les deux sources sonores d’une interview, d’un duo. Un micro bi-directionnel est l’un des éléments nécessaires pour l’enregistrement en M/S processing. Beaucoup de micros à ruban sont bi-directionnels. Exemple de micros bi-directionnels (entre autre) : Apex 205 (micro à ruban) ; Shure KSM44 ; Rode NT3000.

Certains micros peuvent répondre aux différentes patterns de directivité. Le AKG C414 permet par exemple de passer de l’une à l’autre des différentes directivités présentées en actionnant un simple bouton poussoir. D’autres micros (Rode NT4 et NT5 ; Oktava MC-012) proposent des capsules interchangeables.

Il n’existe aucune règle fixe en matière de choix et d’usage des micros, juste des principes de base qu’il est possible de transcender à des fins de créativité.

Lire aussi : Le principe du microphone

Fostex FR2-LE dans l’espace

L’enregistreur numérique FR2-LE de chez Fostex a été retenu par la NASA pour voyager à bord de la navette Shuttle. Il aura le rôle déterminant de premier enregistreur audio à bord de la navette et de la station spatiale internationale.

Les critères retenus sont son poids et sa taille, sa facilité d’utilisation, l’alimentation par piles et la facilité d’accès au bloc batterie, des entrées XLR avec de bons préamplis, la fléxibilité des formats d’enregistrement, la facilité et la clarté du monitoring, l’enregistrement sur carte CF et la réactivité de Fostex.

La NASA nous autorisera-t-elle un jour à écouter une ambiance ou un bruitage enregistré dans une navette, dans la station spatiale ou dans l’espace ? :-)

Fostex FR2-LE - NASA

Alimentation Phantom

Alimentation Phantom : il s’agit d’une alimentation fournissant un courant continu nécessaire au fonctionnement des micros possédant un circuit électronique et dépourvus d’alimentation interne, comme certains micros électrostatiques.
Les micros dynamiques (SM58, SM57, BETA57, BETA58…) ou les micros à ruban (Melodium 42 B) n’ont pas besoin d’une alimentation phantom pour fonctionner. Certains micros peuvent également fonctionner sur alimentation phantom ou sur piles (NT4 ou NTG2 de Rode).

L’alimentation phantom est généralement fournie par les consoles de mixages, les mixettes ou les enregistreurs numériques. Des modules externes et autonomes d’alimentation phantom sont également disponibles sur le marché (Rolls).
L’intérêt de l’alimentation phantom est qu’elle fournie une tension continue au microphone en utilisant le câble de modulation (celui par lequel circule le son) souvent un câble XLR, ce qui évite d’utiliser d’un câble supplémentaire pour l’alimentation.

On trouve différentes alimentations phantom. Elles se différencient par le voltage qu’elles transmettent : P-10V (-10V), P12 (+12V), P24 (+24V), P48 (+48V). L’alimentation P48 reste la plus répandue notamment parce qu’elle permet l’utilisation de longueurs de câble allant jusqu’à 100 mètres grâce à sa tension élevée.

scema de principe : alimentation phantom P48

Vu-mètre

Vu-mètre : un vu-mètre est un appareil de mesure permettant de visualiser le niveau d’entrée ou de sortie d’un son. C’est généralement grâce aux vu-mètres que l’on évalue si un niveau d’entrée ou de sortie risque de saturé ou d’endommager le matériel.

Les vu-mètre peuvent être à aiguille (systèmes analogiques), à led (diodes) ou digitaux :

vu-metre analogique

vu-metre diode - fostex fr2 le

digital peak master - vu-metre

Casque Sennheiser HD25

Le HD 25 II Sennheiser est un casque dynamique hi-fi stéréo, de type fermé. Ce casque se prête donc parfaitement à l’écoute de la musique ou de la parole dans un envi-ronnement bruyant, par exemple en contrôle d’écoute sur scène, en enregistrement en extérieur ou en usage domestique pour s’isoler des bruits ambiants.
Ses points forts : Haut rendement / Très bonne atténuation des bruits environnants / Faible poids / Bonne assise grâce à l’arceau double à écartement réglable / Câble unilatéral déconnectable / Possibilité d’écoute unilatérale.

Casque sennheiser HD25

Caractéristiques techniques :
Impédance nominale : 70 Ohm
Puissance continue (casque) : 0.2 W
Pression de contact ca. : 2.5 N
Poids sans Cable ca. : 140 g
Jack (connecteur/embase) : 3,5/6,3 mm stereo
Transducteur : dynamique, fermé
Couplage auriculaire : supra-aural
Longueur de câble : 1,5 m
Niveau de pression sonore (SPL) : 120 dB(SPL)
Distorsion harmonique totale (DHT) : < 0,3 %
Réponse en fréquence audio (casque) : 16 à 22000 Hz
Prix : environ 170€

Notre avis : Il s’agit d’un casque fermé qui isole vraiment bien des bruits environnants. Il exerce une forte pression sur les oreilles. La courbe de réponse est très linéaire, il est neutre, sans excès dans les basses. Le son peut même apparaître cru lorsque l’on est habitué à des casques plus flatteurs. Ces différents points en font un très bon outil de « contrôle qualité » lors des prises de son. Il est en plus léger et robuste. Comme tout casque Sennheiser chacune des pièces est interchangeable ce qui permet de le garder un bon nombre d’années. C’est un casque très répandu sur les tournages de cinéma ou de documentaires mais également en studio d’enregistrement où il constitue une bonne solution pour l’écoute isolée des batteurs.

Zoom H4

Le Zoom H4, nouvel enregistreur digital de Zoom, tient dans la paume de la main, figurant ainsi l’outil idéal pour enregistrer live concerts, interviews, meetings, séminaires, podcasts, etc…
Le H4 est doté de 2 microphones à condensateurs, de qualité studio, montés en configuration X/Y pour une reprise stéréo optimale.
Enregistrant en format Secure Digital (SD), une carte de 128MB SD est comprise dans le kit. Avec une carte mémoire de 2GB SD, le H4 permet plus de 380mn d’enregistrement en 16-bit (qualité CD), et 34 heures en mode MP3 stéreo. Et pour faciliter l’interfaçage avec un PC ou un Mac, le H4 est livré avec une prise USB.

Zoom H4 enregistreur numérique

Caractéristiques :
– Format audio digital 24bit/96 kHz, ou MP3 à 320kbps
– 2 microphones à condensateur
– 2 entrées combinées jack/XLR avec alimentation fantôme
– Entrée jack 1/4 » haute impédance pour microphone, guitare, basse ou clavier
– Effets studio incorporés (compresseur, limiteur et mic modeling)
– Simulations d’amplis guitare identiques au G2
– Prise casque mini-Jack 3,5mm (utilisable aussi comme monitor)
– Carte Secure Digital (SD) 512 MO incluse
– Compatible avec les cartes SD de 16MO à 2GO) et les SDHC de 4GB à 16GB.
– Fonction d’interface audio USBL’USB (Universal Serial Bus)
– Ecran LCD rétro-éclairé 128×64 pixel
– 4 pistes d’enregistrement simultanées (2 stéréo + 2 jack combinés) en qualité CD 16bit
– Prix : environ 250€

enregistreur numérique - zoom H4 enregistreur numérique - zoom H4

Notre avis : il a tout d’un grand sauf le son. Après plusieurs tests sur le terrain, pour l’enregistrement d’ambiances et de bruitages divers, nous sommes très déçus de la qualité des préamps qui font beaucoup de bruit et génèrent beaucoup de souffle surtout avec les micros internes. Les micros internes sont très sensibles au vent et aux bruits de manipulation, donc presque inutilisables sauf en statique (et encore !!). L’utilisation de la bonnette zoom est quasiment inefficace. Un enregistreur numérique à l’utilisation limitée selon nous, sa principale qualité étant sa taille ce qui en fait un petit enregistreur discret à utiliser pour des prises de son incognito uniquement.

Fostex FR2-LE

Le Fostex FR-2 LE, le petit frère du FR-2, a été spécifiquement conçu pour l’enregistrement nomade, la prise de son d’effets sonores haut de gamme, documentaires pour la radio et la télévision.
Conçu pour satisfaire les professionnels de la prise de son en extérieur, le FR-2LE enregistre en stéréo ou mono sur une carte Compact Flash II des fichiers PC standards BWF en format FAT 32. Il est équipé de 2 entrées symétriques sur connecteurs combo XLR/Jack avec alimentation phantom 48 V. Grâce à sa fonction « 1 prise / 1 fichier », sa mémoire tampon de pré-enregistrement (2sec) et son système « Auto file Closing » (fermeture automatique des fichiers), il est impossible de perdre accidentellement vos enregistrements.

Fostex FR2 LE

Caractéristiques: Enregistrement non compressé jusqu’en 24 bits / 96 kHz, format de fichier BWF et MP3, 2 entrées XLR et Jack 6,35 mm avec alimentation fantôme 48 V, microphone stéréo intégré, mémoire tampon de pré-enregistrement, système « Auto File Closing » toutes les minutes pour protéger les données en cas de coupure d’alimentation, port USB2.0 pour tranfert rapide des fichiers audio vers un ordinateur. Alimentation par piles, accumulateurs ou sur secteur (AD-12-1000 fourni). Dimensions : 203 x 57 x 132 mm. Poids : 0,8 kg. Prix : environ 500€

fostex fr2 Fostex FR2LE

Notre avis : Testé pour des prises de son stéréo et mono de bruitages, ambiances et de musique, le Fostex FR2-LE apparaît comme un très bon enregistreur portatif. Nous mettrons surtout en avant la qualité des pré-amps qui sont plus que corrects pour un enregistreur numérique de ce prix. Assez grande précision, du détail, de la brillance avec peu de bruit. On aurait quand même aimé juste un tout petit peu plus de gaz pour les prises d’ambiances de nature ! Il est simple d’utilisation, fiable, la fonction pré-roll est très utile, parfaitement adapté à la prise son sur le terrain. Les préamps du monitoring soufflent un peu, mais pas de trace au niveau de l’enregistrement. Les boutons trim manquent d’une petite marque pour un repérage rapide mais on finit vite par prendre ces marques. Avec un jeu de batteries Tamyia (7,2V – 4000 mha) l’autonomie grimpe facilement jusqu’à 8 heures en utilisant l’alimentation phantom pour 2 micros. En résumé, un enregistreur mobile de qualité, idéal pour la prise son sur le terrain, le digne petit frère du FR2…

Edit (04/04/2012) : Après trois années de bons et loyaux services, presque quotidiens, mon FR2LE a commencé à montrer quelques signes de fatigue. Un des canaux est devenu ingérable, 10 ou 15dB de plus que l’autre canal pour un réglage identique et même le trim à zéro, il continue à envoyer du gaz. Fatigue d’un préamp ? Problème d’électronique ?

J’ai remplacé le Fostex par un Nagra LB. Je m’aperçois en comparant les enregistrements que le Fostex FR2LE est peut être un peu flatteur dans les bas, le son est un peu terne comme voilé. Il apparaît aussi poussif par rapport au Nagra LB.

Lire aussi : Fostex FR2-LE dans l’espace

Marantz PMD620

MARANTZ PMD620

Entre le 1er janvier et le 31 mars 2009, D&M Professional vous propose un rabais de $100 sur l’achat d’un enregistreur numérique portatif PMD620.

Marantz PMD620 - promo

Caractéristiques :
Le PMD620 de Marantz est un enregistreur audio numérique portatif de haute performance qui enregistre sur un support carte mémoire SD, dans les formats audio PCM linéaire (.WAV) ou MP3. Sa forme compacte et légère, sa conception ergonomique et sa facilité d’utilisation sont des atouts permettant de recommander le PMD620 à une large gamme d’utilisateurs, incluant des journalistes, des reporters, des concepteurs de programme, des diffuseurs de Podcast, des musiciens et des ingénieurs du son de tous les domaines.

Les caractéristiques incluent un dispositif de microphone à condensateur stéréo intégré pour “l’enregistrement à la volée” et une surface de commande intuitive pour le fonctionnement à une seule main. Les paramètres d’enregistrement peuvent être adaptés aux enregistrements musicaux de haute qualité et aux enregistrements de registres vocaux étendus.

Spécifications :
Système audio numérique
Système Enregistreur à semi-conducteurs
Support utilisable cartes SD/SDHC
Format d’enregistrement :
MP3 compression MPEG1 Layer 3
WAV 16/24 bits PCM linéaire
Enregistrement débit binaire MP3 – Stéréo 192/128/64 kbps – Mono 96/64/32 kbps
Fréquence d’échantillonnage 44,1/48 kHz
Nombre de canal 2 (Stéréo)/1 (Mono)
Performance audio :
Réponse de fréquence 20 Hz (±0,5 dB) to 16 kHz (±0,5 dB)
Rapport signal sur bruit IEC-A pondéré : MIC 65 dB – LIGNE 80 dB
Distorsion harmonique totale à 0 VU : MIC 0,1% – LIGNE 0,015%
Plage dynamique 90dB
Entrées :
MIC externe – Type Prise stéréo 1/8″ – Sensibilité d’entrée 12 mVrms/30 kohms
LIGNE – Type Prise stéréo 1/8″ – Sensibilité d’entrée 500 mVrms/20 kohms
Sorties :
LIGNE – Type Prise stéréo 1/8″ – Niveau standard 1.0V/10 kohms
Casque – Type Prise stéréo 1/8″ – Niveau standard 16 mW /16 ohms
Haut-parleurs – Niveau standard 150 mW /8 ohms
Consommation d’énergie :
Enregistrement/Lecture 4.0 W (CC) – Durée de vie de la batterie (Alcaline) 4 heures (moyenne) – Alimentation fantôme 5V 1mA

Casque Sennheiser Orpheus HE-90

Voici le légendaire casque électrostatique de Sennheiser, le Orpheus HE-90. Présenté pour la première fois en 1991 par Sennheiser, il s’agit d’un casque électrostatique avec un amplificateur à lampes dédié. A destination des audiophiles fortunés puisque j’ai pu lire que c’était le casque le plus cher de la planète : $15 000 !

Sennheiser Orpheus casque

En plus d’être très beau, c’est bien sur une référence en matière de reproduction sonore.
Ses caractéristiques :
Frequency response : 7-100,000 Hz (-10 dB) 14-85,000 Hz (- 6 dB) 25-75,000 Hz (- 3 dB)
Frequency range : diffuse field equalised
Transducer principle : electrostatic
Ear coupling : circumaural
Contact pressure : 4.6 N
THD at SPL of 110 dB (94 dB) : < 0.1 % (< 0.01 %)
Nominal sensitivity (V = 100 V) : ≥ 98 dB/1 kHz
Polarisation voltage : 500 V
Weight (without cable) : 365 g
Connector : 5-pin HV plug
Connection cable : 3 m, 6-core OFC copper cable, gold-plated contacts
Dimensions : 19 x 10 x 21.5 cm

casque sennheiser orpheus HE-90

Le principe du microphone

L’un des tous premiers éléments nécessaires à la prise son d’ambiances, de sons, de bruitages ou encore de voix est bien évidemment le micro.
Le microphone est un capteur analogique qui permet la conversion des ondes sonores acoustiques en impulsions électriques qui, sous cette forme, seront utilisables plus facilement pour la sonorisation ou l’enregistrement. Dans le cas le plus simple et le plus courant, le milieu aérien, une source sonore produit des variations de pression de l’air qui vont être « captées » par une partie mobile et très fragile du micro que l’on nomme la membrane. La membrane est ainsi excitées par des oscillations mécaniques qui seront ensuite converties en une tension électrique variable facilement transportable et utilisable. Cette tension électrique pourra ainsi être pré-amplifiée, amplifiée ou encore enregistrée.
Le micro et le système d’amplification, pré-amplification ou d’enregistrement qui l’accompagne fonctionnent ainsi un peu comme le système auditif humain avec son capteur (l’oreille – le tympan), ses voies de transport (le nerf auditif) et les dispositifs de traitement et mémorisation (cortex auditif, mémoire). Une grande différence toutefois entre ces deux systèmes électroacoustiques, l’oreille humaine ou animale est capable de s’adapter à différents milieux ou environnements pour être efficace dans toutes les situations alors qu’il n’existe aucun micro capable d’enregistrer de façon optimale dans tout un tas de situation.

Ainsi chaque prise son se déroulant dans des milieux différents (intérieur/extérieur, bruyant/silencieux …) et avec un objectif différent (enregistrer une ambiance ou un bruitage précis …) il convient d’utiliser des micros différents selon les situations.
Les critères ou caractéristiques qui différencie les microphones et qui conditionne leur utilisation sont les suivants : le type de micro (lié au type et condition d’utilisation), la technologie avec laquelle est fabriquée le micro (liée au type d’utilisation et au matériel associé au micro), la directivité (liée au type et condition d’utilisation) et enfin les caractéristiques électroacoustiques du micro telles que sa sensibilité, son indépendance, la réponse de fréquence… (liée au type et condition d’utilisation mais aussi à la qualité de la restitution).

micro AKG C214

Un micro AKG C214, Micro de studio électro-statique à large membrane, sur lequel il est possible d’apercevoir la membrane (pastille derrière la grille).

Lire aussi : La directivité des microphones