Sauvegarde du patrimoine sonore

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Télérama publie un article sur la sauvegarde du patrimoine sonore et propose une sélection de 20 bruitages d’objets anciens à reconnaître et ne pas oublier. En partenariat avec Museum of Endangered Sounds, vous pourrez ainsi découvrir ou redécouvrir à la façon de la madeleine de Proust certains sons du passé que les générations futures risquent de ne jamais entendre : locomotive à vapeur, sifflement d’une vieille cafetière, démarrage d’une 2CV, bruit d’un modem 56k…
Découvrir l’article
La sauvegarde des sons de la nature et des cris d’animaux est déjà en marche depuis pas mal de temps. La sauvegarde des sons d’objets caractéristiques d’une période de l’histoire est plutôt récente et devient aujourd’hui une préoccupation majeure pour des chercheurs, des preneurs de sons mais aussi pour de simples internautes. Il est important de conserver ce patrimoine sonore, d’enregistrer les bruits de tous ces objets qui demain n’existeront plus et transmettre cette partie de notre mémoire auditive aux générations à venir.
Signalons à ce titre que la sonothèque Sound Fishing, à travers son activité muséographique Sound 4 Museum, est impliquée dans cette démarche de conservation. Bruitages d’objets du quotidien, d’anciens moyens de transport, d’armes et machines anciennes… Voici par exemple certains bruitages d’objets anciens qu’elle propose en ligne.

Autre article en lien avec la sauvegarde du patrimoine sonore :  National Juxebox

Le son d’une bombe atomique

Voici un document d’archive qui, à n’en pas douter, inspirera certains bruiteurs ou sound designers cherchant à réaliser des bruitages ou sons d’explosion atomique avec un maximum d’authenticité. L’intérêt du document tient à ce qu’il n’a jamais été édité, il est donc resté à l’état presque brut, tel qu’il fut filmé lors de cet essai nucléaire américain de 1953. A la différence de la quasi totalité des films ou documentaires où le son de l’explosion est recréé/retravaillé en postprod ou inexistant, celui semble être l’original.

Comment s’en rendre compte ? Les films étant généralement réalisés à plusieurs kilomètres de ground zero, « l’épicentre », il devrait normalement y avoir un décalage de quelques dizaines de secondes entre la perception du flash lumineux de l’explosion et la perception du son de cette même explosion, décalage dû au fait que la lumière se déplace plus vite que le son. Or dans tous les documentaires, le son de l’explosion est synchronisé avec le flash lumineux. Ce document fait exception à la règle.

Ici, le flash lumineux de l’explosion intervient à 2’32 de la vidéo mais le son de la déflagration n’intervient que 32 secondes plus tard. On entend donc une violente déflagration (micro et caméra à 11 km de ground zero !!) suivi d’un grondement sourd semblant avancer comme un rouleau compresseur. Bien évidemment, l’extrait datant de 1953, il ne s’agit pas d’un enregistrement  haute définition :-) . Cela reste toutefois un bon témoignage sonore.

Conservation enregistrements sonores anciens

The Library of Congress (US) est particulièrement engagée depuis plus de 10 ans dans une démarche de conservation des enregistrements anciens. Elle propose aujourd’hui, via son National Jukebox un accès en streaming gratuit à de nombreux enregistrements qu’elle a numérisés.

Plus de 10000 disques 78 tours du début du siècle dernier sont ainsi passés entre les mains de l’équipe Packard Campus for Audio Visual Conservation.
Il s’agit de disques anciens (1901-1925) provenant de la Victor Talking Machine Compagny rendue célèbre par le fameux chien qui écoute « La Voix de son Maître ». Le long et minutieux procédé de numérisation des disques est notamment présenté en images.

Les enregistrements numérisés disponibles en écoute sont classés par genre offrant ainsi un panorama musical et vocal du début du siècle : musique classique, musique ethnique, musique populaire, musique et discours religieux et des enregistrements vocaux (discours, lecture, théâtre…).
Le site de la Library of Congress permet également de découvrir de nombreuses autres collections d’enregistrements anciens comme notamment la collection de The American Folklife Center.

Poursuivre la découverte de l’univers des enregistrements anciens avec la numérisation d’un enregistrement très ancien de Bismarck ou de l’un des tous premiers enregistrements de Big Ben.

Des enregistrements sonores très anciens

La révélation début 2012 de la découverte d’un enregistrement très ancien de la voix de Otto von Bismarck nous a permis de découvrir tout un univers consacré à la conservation et la restauration, ou plutôt restitution, d’enregistrements anciens.

Depuis fin janvier 2012, le Thomas Edison National Historical Park permet à tous d’écouter le résultat de la numérisation d’un cylindre de cire oublié pendant plus d’un siècle dans un coin du laboratoire de Thomas Edison. Ce cylindre contient un enregistrement de la voix du chancelier Bismarck tout à fait audible. L’enregistrement a été réalisé par Theodor Edward Wangemann en octobre 1889 alors qu’il voyageait en Europe pour présenter un phonographe à l’exposition universelle de Paris. On y entend la voix du chancelier réciter des poèmes et des chants en différentes langues et donner quelques conseils à son fils Herbert.

Au-delà de valeur historique d’un tel document sonore, il faut également souligner la prouesse technique de ramener à la vie des enregistrements d’une extrême fragilité. A la différence de précédentes expériences similaires qui ont eu recours à des techniques optiques avancées, la numérisation du cylindre de cire contenant la voix de Bismarck a été réalisée à l’aide d’une invention française de Henri Charon, l’Archéophone. Il s’agit d’un lecteur analogique universel de cylindres phonographiques, créé en 1998, qui est particulièrement adapté à la lecture de cylindres pour lesquels les techniques optiques restent inopérantes en raison de la gravure en profondeur. Il permet de restituer les enregistrements de tout type de cylindre de cire et de cellulose.
Voici une petite démonstration en image de l’archéophone :

Vous pourrez découvrir toutes les caractéristiques de l’archéophone sur www.archeophone.org. Vous pourrez également y écouter différents enregistrements sur cylindres de 1896 à 1928.

La numérisation du cylindre contenant la voix de Bismarck a été réalisée par une équipe américaine, le collectif First Sounds. Ce collectif créé en 2007 à l’initiative de David Giovannoni, Patrick Feaster, Richard Martin et Meagan Hennessey rassemble différents experts comme des historiens du son, des ingénieurs du son, des techniciens et autres scientifiques. Il s’inscrit dans une démarche d’identification, de préservation, de lecture, d’interprétation et de partage des plus anciens et des plus rares enregistrements sonores appartenant à des collections publiques ou privées. Le collectif First Sounds est à l’origine de l’identification et de la lecture du tout premier enregistrement de voix de l’humanité, clairement identifiable comme telle, un document sonore de 1860 soit 17 ans avant l’invention du phonographe par Thomas Edison. Cet enregistrement réalisé à l’aide d’un phonautographe par son inventeur parisien Édouard-Léon Scott de Martinville, nous donne à entendre quelques paroles de la comptine Au Clair de la Lune :

Plus incroyable encore, la collection de phonautographes de Scott de Martinville numérisée par First Sounds renferme le plus vieil enregistrement sonore connu jusqu’à nos jours, une tentative d’enregistrement de voix de 1857, Jeune Jouvencelle, que nous vous invitons à découvrir sur le site de First Sounds. Que cette visite soit l’occasion de découvrir les autres réalisations du collectif comme la collection de enregistrements expérimentaux des Laboratoires Volta.

Vous pouvez poursuivre la découverte de cet univers passionnant par l’écoute d’une autre merveille sonore, craquante et soufflante, du Thomas Edison National Historical Park : l’un des tous premiers  sinon le premier enregistrement de Big Ben, une prise son de terrain datant de 1890. Vous pouvez également découvrir The library of Congress et ses collections d’enregistrements sonores anciens.

Bruitage d’orage – Castle Thunder

Bruitage d’orage - Castle ThunderNous avons évoqué dans un précédent post un bruitage devenu célèbre pour être une private joke entre sound designers, le cri de Wilhelm, un bruitage qui en dépit de son ancienneté (1951) et de sa résolution dépassée et mainte fois dégradée trouve encore sa place dans la bande son de films récents. Nous avons découvert un bruitage encore plus ancien et tout aussi célèbre par le nombre de films où il apparaît : le Castle Thunder. Il s’agit d’un bruitage d’orage ou plutôt DU bruitage d’orage, tant il est devenu le « son d’Epinal » du bruitage d’orage et de la maison hantée.

Initialement enregistré en 1931 pour le film Frankenstein,  il a été utilisé dans de nombreux films et téléfilms jusque dans les années 80, parmi lesquels : Retour vers le futur (l’éclair frappant la voiture), Citizen Kane, Cléopatre, Ghostbusters, Twilight zone … et Scoubidou. Les plus attentifs ont aussi pu l’entendre dans la maison hantée des parcs Disney.

Ecouter le Castle Thunder sound effect :

Le Cri de Wilhelm : extraits

Nous avions parlé du fameux bruitage Le Cri de Wilhelm dans un précédent post, un bruitage devenu une private joke entre les plus grands sound designers de la planète. Nous avons déniché deux vidéos compilant certains extraits des films où ce bruitage a été utilisé. Les voici :

Le cri de Wilhelm entre 1953 et 1999 :

Le cri de Wilhelm entre 1977 et 2007 :

Durée d’un CD – Compact Disc

compact disc - CD

La durée maximale d’un Compact Disc est de 74 minutes et 33 secondes, une durée qui n’est pas due au hasard, pas plus qu’à diverses contraintes techniques mais bien plus à Ludwig Von Beethoven ! ???

La petite anecdote veut que, à l’époque des balbutiements du CD (tout début 80’s), Sony et Philips ont travaillé conjointement au développement de ce nouveau média. Les premiers prototypes de CD proposés par Philips mesuraient 11,5cm et étaient d’une durée de 60 minutes, des caractéristiques identiques aux cassettes de l’époque. Sony, qui comptait beaucoup sur la numérisation des œuvres de musique classique s’est néanmoins assuré auprès de Herbert Von Karajan que toutes les œuvres de musique classique entraient dans ce format, ce qu’il confirma pour 95% des œuvres classiques mais pas pour la 9e Symphonie de Beethoven qui durait quelques minutes de plus.

Il est alors devenu impensable de couper une telle œuvre si bien que Sony insista pour que la taille et la durée d’un CD soient augmentées. Les recherches ont trouvé une interprétation de la 9e Symphonie, dirigée par Wilhelm Furtwängler, dont la durée était de 74 minutes et 33 secondes. C’est ainsi que dans les spécifications du Redbook paru en 1980, qui dresse les caractéristiques techniques standards de ce que devront être les Compact Discs, la durée maximale d’un CD a été portée à 74 minutes et 33 secondes pour un diamètre de 12cm.

Cri de Wilhelm

Avez-vous déjà entendu ce bruitage :
Vous ne savez pas ? Pourtant, il y a de fortes chances que ce bruitage soit déjà parvenu jusqu’à vos oreilles puisque c’est l’un des bruitages les plus utilisés du cinéma. Il apparaît dans plus de 150 films depuis les années 50. Ce son est devenu une sorte de private joke entre sound designers, monteurs et réalisateurs. Voici l’histoire de ce bruitage appelé le cri de Wilhelm.

En 1951, pour les besoins du film Distant Drum, on procède en post-production à l’enregistrement d’une série de 6 cris afin d’illustrer une scène où un homme se fait dévorer par des alligators. Après le film, le bruitage est archivé dans les collections de bruitages de la Warner et sera réutilisé dans différents films, uniquement de la Warner. Ce bruitage ne sera jamais ajouté à une librairie commerciale.
Dans les années 70, Ben Burtt, le sound designer des Star Wars (entre autre) remarque que ce son intervient dans différentes productions. Lors de la réalisation des effets sonores de Star Wars (1977), il a l’occasion de fouiller les collections de bruitages de la Warner et découvre l’enregistrement original. Il décide de l’adopter comme une sorte de signature sonore et l’intègre à ces différents films. Relayé par Richard Anderson puis par les monteurs de Skywalker Sound, le cri de Wilhelm commence à apparaître dans des grosses productions comme les Star Wars, les Indiana Jones, Toy Story, … suscitant un véritable pool de fans.

Beaucoup de monteurs son se sont lancés comme défit d’intégrer le cri de Wilhelm à leur bande son. Le bruitage apparaît aujourd’hui dans plus de 150 films ainsi que dans des jeux vidéo et à la télévision. Une brève sélection des films les plus récents et connus est dressée en fin de post.
L’intérêt du fan Ben Burtt pour ce bruitage le conduisit nécessairement à rechercher l’auteur de ce cri. Après de multiples recherches, il finit par découvrir la liste des acteurs présents lors des séances de bruitage. Un homme semble tout désigné pour être l’auteur du cri de Wilhelm, Sheb Wooley, même si rien ne permet de vraiment confirmer sa paternité. Musicien et acteur de western, Sheb Wooley est mort en 2003 à l’âge de 82 ans. Ben Burtt jura de ne plus utiliser ce bruitage dans ses films.

Quelques films où apparaît le cri de Wilhelm :
Star Wars: Episode I – La Menace Fantôme (1999) / Star Wars: Episode II – L’attaque des Clones (2002) / Star Wars: Episode III – La revanche des Sith (2005) / Star Wars : Episode IV (1977) / Star Wars : Episode V – L’empire contre attaque (1980) / Star Wars: Episode VI – Le Retour du Jedi (1983) / Star Wars: Episode VI – Le Retour du Jedi (Special Edition) (1997) – Les Aventuriers de l’Arche Perdue (1981) / Indiana Jones et le Temple Maudit (1984) / Indiana Jones et la dernière croisade (1989) – Distant Drums (1951) / Hollywood Boulevard (1976) / Poltergeist (1982) / Spaceballs (1987) / Willow (1988) / Gremlins 2 (1990) / La Belle et la Bête (1991) / Batman Returns (1992) / Aladdin (1992) / Reservoir Dogs (1992) / Toy Story (1995) / Die Hard (1995) / Hercules (1997) / Le 5e Élément (1997) / La Petite Sirène II / La Planète des Singes (2001) / Star Trek: The Motion Picture (2001) / Spider-man (2002) / Peter Pan (2003) / The Animatrix: Matriculated (2003) / Pirates des Caraïbes (2003) / Kill Bill: Vol. 1 (2003) / Le Seigneur des Anneaux (2002) / Le Seigneur des Anneaux (2003) / Taxi (2004) / Sin City (2005) / The Ring Two (2005) / Madagascar (2005) / Les 4 fantastiques (2005) / Wallace & Gromit (2005) / King Kong (2005) / X-Men (2006) / Cars (2006) / Shrek 3 (2007) / Transformers (2007) / Seuls Two (2008)

Pour voir quelques extraits de film où apparaît le cri de Wilhelm

Avant la post-synchro

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Au tout début du cinéma parlant, les films destinés à être exploités à l’étranger ne pouvaient pas bénéficier d’un doublage qui n’était pas encore techniquement possible. Les différentes versions des films qui devaient être doublés en plusieurs langues étaient donc tournées sur le même tournage. On procédait ainsi à autant de tournages qu’il y avait de versions linguistiques. Une fois une scène tournée avec l’équipe d’acteurs anglophones, l’équipe d’acteurs francophones pouvait à son tour tourner la scène dans le même décor et avec la même équipe technique, puis les acteurs italiens …

Le film Le Secret du docteur (The Doctor’s Secret – 1929) compte ainsi 8 versions linguistiques tournées simultanément (ou presque) : anglais, français, espagnol, italien, suédois, tchèque, hongrois et polonais. Le film Toute sa vie (Sarah and Son – 1930) en compte pour sa part 7 : anglais, français, espagnol, italien, portugais, suédois et polonais.

Sound Design

Sound design : Le terme désigne initialement une méthode de production de la bande sonore d’un film en fonction des systèmes qui la diffuseront dans les salles de cinéma (Murch). La définition du Sound Design a ensuite été enrichie d’un ensemble de techniques d’enregistrement et de traitement du son et des bruitages dans le but de créer des sons nouveaux ou un univers de sons (Burtt). Il désigne enfin aujourd’hui le processus global de conceptualisation d’une bande son dans son ensemble ou d’un univers ou un environnement sonore dans sa globalité.
Le point commun des ces trois éléments de définition est l’attention particulière qui est portée à la spatialité des sons, à la fois dans l’espace réel où ils seront diffusés mais aussi l’espace virtuel, la diégésis, qu’ils sont censés illustrer ou mimer.

Le terme sound design apparaît dans le cinéma des années 70 principalement sous l’influence du travail de Walter Murch sur les films THX 1138 (1971) ou Apocalypse Now (1979) ou celui de Ben Burtt sur Star Wars IV (1977).
Le climat de crise que connait à l’époque Hollywood, l’émergence de nouveaux moyens techniques (Nagra, Dolby) et de jeunes réalisateurs prêts à expérimenter a profondément modifié l’approche et la production des bandes-son de films. Ces réalisateurs (Coppola, Lucas, Kubrick, Scorcese…) portent un intérêt particulier aux sons qui accompagnent l’image. Lucas dira « Sound is half the experience » (le son est la moitié de l’expérience).
Ils s’intéressent à différentes dimensions du son : la dimension conceptuelle (Kubrik finira par imposer la musique classique de Strauss, Wagner,…), la dimension technique (Lucas encouragera la mise à niveau des cinémas pour profiter du son THX – Apocalyspe Now est le premier film mixé en multichannel 5.1) et la dimension expérimentale/innovatrice à travers une volonté ferme d’utiliser des nouveaux sons jamais entendus et surtout plus riches (nouveautés techniques) que les bruitages proposés par Hollywood.
Ils se sont donc entourés d’hommes dont la mission transgressait avec les usages et la hiérarchie traditionnelle de la production sonore d’Hollywood. Traditionnellement, et par force de conviction des syndicats du cinéma, la production sonore d’un film reposait sur les épaules des 3 hommes (ou équipes) : le preneur de son dont la mission est d’enregistrer sur le tournage les sons nécessaires à la production, le monteur qui se charge de découper, caler et éventuellement ajouter les sons à l’image et le mixeur qui s’occupe de « mélanger » les différentes sources sonores en un tout cohérent. Le rôle confié à Murch ou Burtt embrassait largement ces 3 fonctions.
C’est donc naturellement que le terme Sound Designer est venu qualifier cette nouvelle approche de la production sonore des films. Tous ces films ont ainsi marqué par leur bande-son, leurs bruitages, leur musique qui portent, parfois dépassent, la magie de l’image.

Aujourd’hui avec le développement du multimédia, le terme sound design s’applique dans de nombreux domaines extérieurs au cinéma, partout où il est nécessaire de « bidouiller » sons et bruitages, partout où il est nécessaire de penser le son, l’image et l’émotion comme un tout harmonieux.

Ben Burtt - bruitages star wars

Ben Burtt enregistrant le bruit d’un marteau sur les câbles d’un émeteur radio, un bruitage qui deviendra le célèbre son des pistolets laser de Star Wars.

Sources :
Whittington, William : Sound Design and Science Fiction (2007)
Interviews de Ben Burtt