Doremi signe avec Dolby

En décembre, Doremi Cinema a annoncé que son lecteur de cinéma numérique DCP-2000 avait été approuvé pour supporter le système Dolby 3D, permettant aux exploitants d’avoir encore plus d’options quant aux diffusions de contenus 3D.

« En tant que pionniers dans le cinéma numérique, Doremi a toujours tenu à développer des systèmes flexibles pour les exploitants » commente Michael Archer, directeur Doremi Cinema. « Nous nous réjouissons de signer des partenariats avec des sociétés technologiques telles que Dolby, disposant d’une technologie 3D favorisant la popularité et le déploiement du cinéma numérique. »

Les serveurs Doremi Cinema DCP-2000 sont installés dans plus de 5.500 salles en opération à ce jour. Grâce à son extrême compatibilité, le DCP-2000 peut supporter toutes les dernières technologies 3D.
« Nous sommes très contents d’avoir Doremi Cinema comme partenaire des nos licences 3D » commente le Directeur Marketing Dolby. « Doremi étant un leader de l’industrie des fabricants de serveurs, nous saisissons l’opportunité de proposer l’offre Dolby 3D aux exploitants nécessitant une solution 3D de premier plan sur les serveurs Doremi. »

Logo dolby 3D

SSL equipe TF1

Le lancement de la Télévision Numérique Terrestre HD (TNT HD) en France entraine non seulement une redéfinition des traitements de l’image mais également des traitements du son. Les grands diffuseurs ont compris que l’image HD ne saurait se suffire à elle-même et que la haute qualité audio doit maintenant compléter cette expérience visuelle.

Conscient de cela, TF1 a donc décidé d’opter pour un traitement audio irréprochable en s’équipant de deux consoles broadcast C100 HD-S, chacune équipée d’un système Morse.   Les consoles audio C100 HD-S seront intégrées dans la chaîne de production de TF1 aux studios de Boulogne-Billancourt.

Le directeur de la production de TF1, Hervé Pavard commente : « TF1 est une des premières chaînes HD terrestres en Europe et les consoles SSL sont idéales pour délivrer un son de qualité, tant stéréo qu’en 5.1, et c’est ce que les téléspectateurs attendent maintenant. Le nombre de nos émissions de HD devant encore augmenter lors des prochaines années, il est de notre devoir d’assurer la meilleure diffusion du son possible. Un des nombreux avantages de consoles de SSL est que leurs surfaces de contrôle sont familières et simples, même lorsque l’on mixe du 5.1. Nous avons aussi été impressionnés par le haut degré de sécurité, autour d’une architecture et de processeurs entièrement redondés, tant pour les consoles de SSL que pour le système Morse. »

TF1 a décidé d’utiliser le système Morse qui fournit un système extrêmement fiable, rentable et évolutif pour le partage d’entrée-sortie audio et la gestion du contrôle des données émanant des studios et des postes de commandes lors des émissions. À terme, TF1 disposera de sept Morse comprenant de nombreuses entrées-sorties, y compris 54 SDI HD, des cartes et un routeur configuré avec 38 ports MADI. Le nouvel équipement SSL est livré à TF1 en janvier 2009.

console SSL Morse

Le premier film avec du son

Alors que le premier film sonore de l’histoire du cinéma reste pour beaucoup The Jazz Singer (1927), un premier film expérimental datant de 1894 ou 1895 montre bien l’ébauche un enregistrement du son en même temps que les images. Le Dickson Experimental Sound Film est un court métrage réalisé par William K.L. Dickson.

C’est le premier film tourné pour le Kinétophone, un dispositif développé par Thomas Edison et William K.L. Dickson permettant d’enregistrer le son sur un cylindre de cire. Le film fut produit à la Black Maria, un studio de tournage d’Edison. On y voit un homme jouant du violon devant l’énorme cône servant à recueillir le son, alors que deux hommes dansent devant lui. La séquence dure moins de trente secondes.

Le film a été restauré récemment. L’histoire aura voulu que le film et la bande sonore restent séparés pendant plus de 100 ans, soigneusement rangés dans des archives différentes des Etats-Unis. Il aura plus de 100 ans avant qu’un homme se dise qu’il y avait peut-être un rapport entre ce rouleau de film et ce rouleau de cire. Il fait aujourd’hui partie du United States National Film Registry.

Voici le film de sa restauration  :

jeu de bruitages

La radio belge Radio Contact organise quotidiennement un jeu intitulé « Le Bruit » où il faut découvrir un bruitage mystérieux. Pour ceux qui ont l’ouie fine et une bonne mémoire sonore, un bruitage est diffusé dans un player, à vous de découvrir de quoi il s’agit. En partenariat avec TéléStar, la cagnotte à gagner est au minimum de 1000€. Pour participer, il faut envoyer un SMS. Bonne chance à toutes et tous.

bruitage mystérieux

Le principe du microphone

L’un des tous premiers éléments nécessaires à la prise son d’ambiances, de sons, de bruitages ou encore de voix est bien évidemment le micro.
Le microphone est un capteur analogique qui permet la conversion des ondes sonores acoustiques en impulsions électriques qui, sous cette forme, seront utilisables plus facilement pour la sonorisation ou l’enregistrement. Dans le cas le plus simple et le plus courant, le milieu aérien, une source sonore produit des variations de pression de l’air qui vont être « captées » par une partie mobile et très fragile du micro que l’on nomme la membrane. La membrane est ainsi excitées par des oscillations mécaniques qui seront ensuite converties en une tension électrique variable facilement transportable et utilisable. Cette tension électrique pourra ainsi être pré-amplifiée, amplifiée ou encore enregistrée.
Le micro et le système d’amplification, pré-amplification ou d’enregistrement qui l’accompagne fonctionnent ainsi un peu comme le système auditif humain avec son capteur (l’oreille – le tympan), ses voies de transport (le nerf auditif) et les dispositifs de traitement et mémorisation (cortex auditif, mémoire). Une grande différence toutefois entre ces deux systèmes électroacoustiques, l’oreille humaine ou animale est capable de s’adapter à différents milieux ou environnements pour être efficace dans toutes les situations alors qu’il n’existe aucun micro capable d’enregistrer de façon optimale dans tout un tas de situation.

Ainsi chaque prise son se déroulant dans des milieux différents (intérieur/extérieur, bruyant/silencieux …) et avec un objectif différent (enregistrer une ambiance ou un bruitage précis …) il convient d’utiliser des micros différents selon les situations.
Les critères ou caractéristiques qui différencie les microphones et qui conditionne leur utilisation sont les suivants : le type de micro (lié au type et condition d’utilisation), la technologie avec laquelle est fabriquée le micro (liée au type d’utilisation et au matériel associé au micro), la directivité (liée au type et condition d’utilisation) et enfin les caractéristiques électroacoustiques du micro telles que sa sensibilité, son indépendance, la réponse de fréquence… (liée au type et condition d’utilisation mais aussi à la qualité de la restitution).

micro AKG C214

Un micro AKG C214, Micro de studio électro-statique à large membrane, sur lequel il est possible d’apercevoir la membrane (pastille derrière la grille).

Lire aussi : La directivité des microphones

L’inventeur du microphone

L’invention du premier microphone (utilisable) est attribuée à Alexander Graham Bell surtout connu comme l’inventeur du téléphone (pour lequel un micro était nécessaire). Cette paternité est toutefois contestée pour revenir à Émile Berliner, l’inventeur du gramophone. Il aurait ainsi conçu le premier micro le 4 mars 1877.

Emile Berliner inventeur du microphone

Emile Berliner parlant devant l’une de ces premières inventions : le microphone

Son diégétique et son extradiégétique

Dans l’univers sonore cinématographique on distingue généralement deux types de son :

– le son diégétique : il désigne tous les sons faisant partie de l’action, c’est à dire tous les sons qui peuvent être entendus par les personnages du film. Le bruitage qui accompagne l’image d’une voiture percutant un arbre, même s’il est ajouté en studio après le tournage, est un son diégétique.

– le son extradiégétique : il désigne tous les sons qui ne font pas partie de l’action, c’est à dire tous les sons que les personnages du film ne peuvent pas entendre comme par exemple la musique d’illustration ou une voix-off qui peuvent être ajoutées en post-production.

Au tout début du cinéma, lorsqu’il n’était encore que muet, on avait l’habitude de recourir à un pianiste pendant la projection. Le son du cinéma de l’époque était donc entièrement extradiégétique puisque essentiellement composé d’une musique que les personnages du film ne pouvaient entendre.

Avec le cinéma parlant et sonore (1927), il a été possible d’intégré un autre type de sons, des sons correspondant à l’action des images : la voix synchronisée (ou doublage post-synchronisé) et les bruitages.  Le son diégétique était né.

Avec l’évolution du cinéma, les conventions ne sont pourtant pas restées aussi tranchées. La créativité artistique a incité de nombreux réalisateurs à introduire une confusion entre ces deux mondes sonores, créant ainsi une ambiguïté entre les situations, les lieux, les époques, le son et les images, le public et les acteurs. La voix intérieure qui suit l’action mais que les personnages du film ne peuvent entendre ou le glissement d’une musique extradiégétique (la musique d’ambiance dont le public est le seul à avoir connaissance) à la même musique mais cette fois diégétique (musique sur laquelle dansent les personnages du film) en sont deux exemples.

La symphonie animale

L’univers sonore des animaux est méconnu… et pourtant extraordinairement riche et surprenant. La Symphonie Animale nous mène à la découverte des sons et bruitages animaliers. De la truite au singe hurleur, nous y rencontrerons des percussions et des instruments à vent, des stars et des seconds rôles… Nous décrypterons les acharnés combats acoustiques des cerfs, les langoureux duos des gibbons, et les mystérieuses règles des choeurs de grenouilles…
Le grand mérite de cette vaste entreprise de vulgarisation ? Montrer que les animaux ne piaillent, stridulent, crissent, tambourinent pas pour ne rien dire, mais émettent une extraordinaire diversité de sons pour se défendre, se reproduire, s’organiser. Même ceux que l’on n’imagine pas bavards, tels les poissons, supposés muets par la faute du commandant Cousteau ! – « il a sorti une grosse bourde en qualifiant la mer de « monde du silence » », se moque gentiment Fischetti dans son livre. La Symphonie animale donne également à écouter ce qu’on ne peut entendre, tels les infrasons (au-dessous de 20 Hz) produits par les éléphants ou les ultrasons (au-dessus de 20 000 Hz) qu’émettent la plupart des insectes.

Un documentaire sur un thème novateur : Les sons de la nature (prédation, alimentation, reproduction) par l’ingénieur du son et le directeur de la photo de Microcosmos et du Peuple Migrateur.
Auteur : Antonio Fischetti / Florence Jacquet
Réalisateur : Stéphane Quinson
Genre : Divertissement, Documentaire – Duree : 90 mn
Editeur DVD : France Télévisions Distribution